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Les Mais
Dans la nuit du 30 avril au 1 mai ou la veille du premier
dimanche de mai, iI était courant de voir des jeunes gens se promener avec des branches, cette
tradition qui se fait rare aujourd'hui, avait l'attrait de sa référence à la nature
et la complicite existante entre jeunes d'un même village
Il s'agissait pour les garçons d'aller accrocher des branches
d'aubépine ou de caroline aux portes des filles à marier,
et d'y laisser un
message devinette, et codé :
L'aubépine était très apprécié "aubépine,
je t'estime "
ou
"l'aubépine, je t'aime"
"Caroline,je t'estime"
la caroline est le peuplier de nos
paysages.
Et, ils faisaient d'autres messages avec des branches comme
le sureau
Le sureau ou sehiu (ou séhu) n'est pas gentil vis à vis de
la fille car du "sehiu = tu pues ...." mais, il y avait pire, comme les branches
de sapins très ambigües .Dans certains endroits, avec des rubans en haut,
c'était le
signe d'un grand intérêt.... ruban en bas voulais dire "sapin,
p.......)
On aperçoit ici que cette tradition, qui peut sembler
poétique, peut être cruelle.
C'est pourquoi,les parents,
les
frères se dépêchaient d'aller
voir et au besoin .....de décrocher ses mais.
Des bouquets pouvaient être ajoutés à
ces mais (ou moé )
et
ainsi s'assimiler à une déclaration d'amour .
Si on y regarde de près la tradition du muguet n'est pas
si éloignée de nos "mais" c'est toujours avec un rameau ou un brin que l'on
montre son affection à un proche

Le ruban du mariage
Quand les coups de fusil pétaradaient pour faire
joyeusement honneur aux mariés, des petits miséreux attendaient un peu a l'écart,
afin de débiter un compliment peu compliqué.
Avec un ruban,
ils
barraient le chemin et ils présentaient un bouquet à la mariée
et un
petit verre de goutte (eau de vie de cidre ou de raisin ....) au marié et à
chaque invité, tout en quêtant une assiette à la main ..
Cette pratique
leur rapportait quelques sous et une invitation à
manger dans la semaine après la noce ..........
Mais en ce temps-là,
les pauvres parvenaient à combler un
trou avec quelques sous.
L'alliance
En du lien dehors qu'elle représente,
l'alliance est
lourde de symbolisme. Au cours de la cérémonie nuptiale, si l'anneau tombe et
roule à terre en s'éloignant de l'autel, c'est un très mauvais présage ..
S'il
arrête à proximité d'une pierre tombale, c'est la mort précoce pour l'un des
jeunes mariés. Même après la cérémonie, les nouveaux époux ne sont pas à
l'abri .......
Prendre la mariée dans ses bras
La tradition ancienne qui consiste à prendre dans
ses bras une jeune mariée pour lui faire franchir pour la première fois le
seuil de sa nouvelle maison a plusieurs explications .....
La première et la plus logique serait que le
mari veut ainsi éviter à son épouse de faire un faux pas
Mais,
il y a une croyance qui considère que
l'entrée d'une maison est un endroit funeste, où se cachent les mauvais esprits.
C'est donc encore une attention délicate que de vouloir épargner à son épouse
le contact avec le malin .
Le baptême
Ding ! Ding !
Dong
!! Qu'entendons -nous ??? C'est le bedeau
dans le clocher en train de carillonner deux coups, un coup, d'un coup a
l'autre. Sur la cloche, sans faire de faute, il tape avec un maillet de bois
pour annoncer le baptême de Jean -Pierre.
Tous les enfants du village,
vraiment contents,
tous
sages comme des images, attendent pour ramasser des dragées que le parrain et la
marraine jetteront à poignées à la sortie de l'église ..
Malheur à eux s'ils ne lancent rien .......
Alors les
petits crieront comme des vauriens "Parrain sec !! Marraine sèque !!! Puisque
c'est comme ça, le petit crèvera !! Crèvera!! Crèvera !!!!"
LA DIME.....
Tous les ans,
après le mois août,
la vierge
et le bedeau passaient avec une voiture dans chaque ferme pour demander le
surplus de la moisson .
Chacun
donnait de ce qu'il pouvait,
à la fin de la
tournée, les deux quêteurs avaient récolté une voiture de blé...
qu'ils
s'empressaient de porter au curé. Grâce au grain récolté,
l'homme d'église
gagnait son pain.
Cette tradition continue aujourd'hui encore dans
le Ponthieu, où les fermiers distribuent des brioches aux habitants de leurs
villages.
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