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Depuis que l'homme vit en compagnie du cheval, le maréchal-ferrant a exercé
son art. Il a été présent dans chaque ville et dans chaque village. Sachant
qu'il ferrait les chevaux, mais aussi les ânes et les boeufs de trait et que
chaque village en comptait plusieurs centaines, on imagine que le métier était
très developpé, essentiellement dans les régions de grandes cultures, mais
aussi, plus tard, dans les villes avec l'avènement des diligences et autres
omnibus.

LES OUTILS
Le premier travail est d'enlever l'ancien fer. Pour cela le maréchal-ferrant
utilise les tricoises, sortes de tenailles à long
manche. Ensuite l'excédent de corne est enlevé avec le boutoir et le "rogne-pied", outils
formés d'une lame, en s'aidant de la mailloche qui est
le mateau typique du maréchal-ferrand (aussi appelé brochoir ou marteau à ferrer). Pour
terminer le parage du sabot, le dessous est nettoyé avec la rainette et les côtés limés avec la rape. Pendant ce temps, le fer chauffait dans la forge ;
il était à la bonne température lorsqu'il devenait d'un rouge soutenu. Le
maréchal-ferrant l'ajuste alors sur le sabot, opération caractérisée par l'odeur
de la corne brûlée. Au besoin, le fer est ajusté, puis, il est mis en place et
broché avec des clous à tête carrée. Il fallait enfoncer les clous sans blesser
le cheval. Les pointes des clous sont ensuite coupées et la partie restante
replié dans le sabot. Un dernier coup de rape pour la finition... Il fallait
compter environ 20 minutes par fer. Quant l'ouvrage est terminé, le
maréchal-ferrant regarde toujours le cheval partir pour s'assurer que le travail
est correct.
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Boutoir
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Boutoirs
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Mailloches
et
Triçoises
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Rainette
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Le ferrage des animaux de trait apparait aux Xème et XIème siècles. Dans les
écuries royales du moyen-âge, le métier, à l'origine militaire, se transmet de
génération en génération. Il donnera naissance au maréchal des logis de la
cavalerie. Un écuyer du Roi donnait cette définition du métier : "Le parfait maréchal qui enseigne à connaître la beauté, la bonté
et les défauts des chevaux, les causes et les signes de maladies, les moyens de
les prévenir, le bon et le mauvais usage de la purgation et de la saignée, la
ferrure sur les dessins des fers qui rétabliront les méchants pieds et
conserveront les bons". Le terme de maréchal-ferrant n'est apparu qu'au
XIIème siècle. Il avait l'exclusivité du soins des chevaux jusqu'à la création
des écoles vétérinaires en 1825.

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