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Le sabotier ou galochier

 

 "Pendant la seconde guerre mondiale, un air à la mode évoquait la semelle de bois des galoches.

Voici un couplet :


"Elle avait des semelles en bois qui faisait clic, clac, clic, clac.  Et chaque fois que j'entendais ce petit bruit charmeur, ça faisait clic, clac, clic, clac dans mon coeur...  Clic. clac, clic, clac, mes amis.
clic. clac, clic, clac, quel doux bruit !"

 

D'après Madame A. L. de Fleurbaix."


Extrait du livre "Les galochiers au Pays de Lalloeu" de Chritian Defèbvre -

(Le Cercle de la Verde Rue - bibliothèque privée de CVT)

 

 

 LOCALISATION

D'une manière générale, le sabotier travaillait dans les régions où il y avait des forêts et des bois, donc on les trouvait dans presque toutes les régions de France. La difficulté de transport du bois obligeait le sabotier à s'installer aux abords de ces forêts, souvent avec toute sa famille, dans une hutte qu'il construisait sur place. Au XIXème siècle, lorsque l'usage du sabot se généralisa, chaque village eu besoin de son propre sabotier et celui-ci s'installa alors dans le village. Un ouvrier consommait alors cinq à six paires de sabots par an et l'ouvrage ne manquait pas. Le sabotier achetait son bois sur pied et le faisait transporter jusqu'à son échope.

(photo Virion - Musée Vie Rurale Steenwerck)

 (photo : internet)

 

LES OUTILS

Une fois les bûches débitées, le sabotier dégrossissait la forme à la hache. Cette hache avait un manche très court terminé par une boule pour contrebalancer le poids du tranchant. L'herminette servait ensuite à dégager le talon. Le paroir, sorte de lame tranchante de 80 cm, fixée à une extrémité entrait ensuite en action dans les mains habiles du sabotier pour donner la forme extérieure définitive au sabot. Le creusage s'amorçait à la tarière, sorte de vrille de 40 cm, puis se finissait à la cuiller. Cet outil tranchant, qui ressemble à une cuillère comme son nom l'indique, pouvait avoir plusieurs gabarits. Le boutoir et la ruine (ou rouanne) permettaient d'accéder au fond du sabot pour la finition.

Machine à monter les galoches

Plane de sabotier

"Formes" pour galoches  

(photo Virion - Musée Vie Rurale Steenwerck)

 

LA MATIERE

Le sabotier abattait et débitait lui-même son bois. Il s'agissait souvent du bouleau, parfois de l'orme, du hêtre ou de l'acacia. Le sabot de "luxe" se fabriquait dans le noyer. Le peuplier était utilisé pour faire les sabots utilisés en milieu humide (notamment par les mariniers) car il évitait de glisser. Bien entendu, le chêne et le frêne étaient proscrits, car beaucoup trop pesants.