Sainte Catherine

 

 

 

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LA SAINTE CATHERINE

Le 25 novembre, on fête les Catherinettes !

A la Sainte Catherine, on fête les Catherinettes, c'est-à-dire les jeunes filles ayant dépassé l'âge de 25 ans sans être mariées. La tradition, particulièrement dans les maisons de couture et les magasins de mode, veut qu'on leur confectionne des chapeaux extravagants qu'elles porteront tout au long de cette journée. A l'origine de cette tradition, il y a la vie légendaire de Sainte Catherine...

Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge, martyre et docteur de l'Eglise

La vie de Sainte Catherine d'Alexandrie est tout à fait édifiante, puisque cette sainte fut à la fois vierge, martyre et docteur de l'Eglise, ce qui lui vaut d'être représentée avec 3 auréoles : la blanche des vierges, la rouge des martyrs et la verte des docteurs. Elle ne se contente pas non plus d'être la sainte patronne des filles à marier, mais aussi celle des prêcheurs et des philosophes. C'est sa vie exemplaire qui lui vaut tous ces honneurs : originaire d'une famille noble d'Alexandrie, Catherine se convertit au christianisme à la suite d'une vision. L'empereur Maxence, qui persécutait les chrétiens, lui proposa de renoncer à sa foi en échange d'un mariage royal. Catherine refusa et allégua qu'elle avait contracté avec le Christ un mariage mystique. On raconte qu'elle tint tête à toute une armée de philosophes qui lui avaient été envoyés pour lui démontrer la fausseté de sa foi et réussit même à les convertir. L'empereur la condamna à mourir du supplice de la roue. La légende dit que la roue se brisa miraculeusement, et qu'elle fut donc finalement décapitée vers l'année 310, un 25 novembre.

Sainte Catherine, protectrice des filles célibataires

Son refus de se marier explique tout naturellement pourquoi Sainte Catherine est la patronne des filles célibataires. L'expression "coiffer Sainte Catherine" qui signifie ne pas être mariée l'année de ses 25 ans s'explique par une tradition qui remonte au XVIème siècle. En effet, à cette époque, on renouvelait la coiffure de la statue de la sainte dans les églises, et c'était les jeunes femmes célibataires entre 25 et 35 ans qui se chargeaient de cette tâche. Il faut savoir que les hommes célibataires ont eux aussi leur saint patron en la personne de Saint Nicolas : en effet, tout comme on dit "coiffer sainte Catherine" pour les filles, on dit "porter la crosse de Saint Nicolas" pour les garçons...

La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. A l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari !

Aujourd'hui, la coutume est largement suivie par les maisons de couture parisiennes et les modistes (créateur de chapeaux). Leurs Catherinettes sont reçues le 21 Novembre à la mairie de Paris, où elles présentent leurs chefs d'oeuvres.

 

 

 

 

 

Priez sainte Catherine


 
Sainte Catherine occupe une place de choix dans la piété populaire depuis le Moyen âge.
Sainte Catherine est priée en bien des occasions. Si l'on en croit Margit Gari, sainte Catherine guérit des douleurs de reins. Invoquée pour guérir des maux de reins, Catherine est également priée pour soigner les migraines et les maux de tête, sans doute en souvenir de sa décapitation, et pour redonner du lait aux mères qui nourrissent leursenfants, sans doute par référence au lait qui coula à la place de son sang. On l'invoque également contre les maux de langue, probablement en raison de son éloquence. Et n'oublions pas qu'elle est la patronne des jeunes filles à marier.
De nombreuses professions se sont mises également sous son patronage. Parce qu'elle était instruite et maniait l'art de la parole avec facilité, elle est devenue la patronne des institutrices, des étudiants, des orateurs, des philosophes, des clercs et des notaires. En souvenir des instruments du martyre de Catherine d'Alexandrie, et en particulier de la roue,
elle est deve­nue la sainte protectrice des artisans qui utilisent roues et tours dans leur métier: les charrons, les émouleurs, les meuniers, les potiers, les tourneurs et les fileuses. Et de nos jours, elle est fêtée, comme saint Eloi, par le personnel de l'Electricité et du Gaz de France.


La Sainte-Catherine


 
Connaissez-vous l'origine de la tire de la Sainte-Catherine?
Eh bien! on dit qu'au début de la colonie, Marguerite Bourgeoys est venue de France pour enseigner aux enfants de la Nouvelle-France. Il paraîtrait aussi que pour remémorer la fête de l'ouverture de la première école, elle donnait aux enfants des bonbons, pralines, nougats... Or, elle faisait venir ces friandises de France, mais une année, le bateau était en retard. Elle dut donc trouver un moyen pour récompenser ses élèves. C'est alors qu'elle inventa la tire qu'elle distribua à ses élèves.
 
Elle imagina une recette qui consistait à faire bouillir de la mélasse, à la faire refroidir. Il ne restait plus qu'à l'étirer pour lui donner la belle couleur blonde qu'on lui connait. On appela ce bonbon: tire Sainte-Catherine, en l'honneur de la sainte qu'on fêtait ce jour-là.
 
En Normandie, on fêtait aussi la Sainte-Catherine. Le 25 novembre, on décorait la statue de Sainte-Catherine; on la revêtait de vêtements à la mode dans le pays. Les filles qui étaient âgées de 25 ans et qui n'étaient pas mariées étaient coiffées Sainte-Catherine. On leur donnait le nom de vieilles filles. Sainte-Catherine devint donc la patronne des filles agées de plus de 30 ans qui n'avaient pas encore trouvée de man.
 
Autrefois, on fêtait la Sainte-Catherine dans les maisons québécoises en faisant de la tire. Les femmes préparaient des virtuailles et les "fêteux" s'en donnaient à coeur joie. Tout le monde dansait des gigues, des cotillons, des reels et même des menuets.

Les jeunes filles en profitaient pour se trouver un mari de peur de coiffer Sainte-Catherine.


Tire Sainte-Catherine
 
Ingrédients :
1/2 tasse de sucre
2 tasses de mélasse
1 c. à table de beurre 2 c. à thé de vinaigre essence de vanille au goût
 
Préparation :
 Dans une grande casserole, mélanger la mélasse, le sucre, le beurre et le vinaigre. Faire cuire en brasssant jusqu'à ébullition. Continuer la cuisson jusqu'à ce que la préparation casse en versant une petite quantité dans une tasse d'eau froide. Ajouter l'essence (au goût). Bien mélanger. Verser dans un plat beurré.
 
Laisser refroidir.
Étirer quand la tire est assez refroidie et jusqu'à ce qu'elle ait atteint une belle couleur dorée.
A  l'aide de ciseaux ,couper en morceaux ........attention aux dents ......