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SAINT
MARTIN
Pour l'imagerie populaire des almanachs
Saint Martin c'est le légionnaire romain qui donne la moitié de son manteau à un
misérable aux portes d'Amiens. C'est aussi le premier moine de Gaule et l'une
des plus grandes figures de la chrétienté médiévale. Son premier biographe
Sulpio Severo, qui fut aussi son disciple, aurait rédigé et diffusé la Vita
Martini du vivant de Saint Martin.
Saint Martin est né vers 316 en Hongrie
d'un père militaire de l'Empire Romain. La charge de soldat étant héréditaire,
il est enrôlé de force, dit-on, à 16 ans. Il est évangélisé et devient chrétien
à l'age de 20 ans. Il va témoigner de sa foi de façon éclatante lorsqu'en
garnison à Amiens il va partager son manteau pour en donner la moitié à un
mendiant, geste qui l'a rendu célèbre. A l'age de 40 ans il quitte la légion
pour rejoindre l'évêque de Poitiers Hilaire. Celui ci est en Gaule le chef de
file des résistants à l'hérésie arienne. Cette déviance chrétienne due à Arius
prètre d'Alexandrie est véhiculée par les Germains et les Goths. Elle niait que
Dieu le père et Jésus Christ le fils sont de toute éternité la même personne
(la consubstantialité). Chargé de combattre le démon, Saint Martin
s'installe, semble-t-il, à Ligugé dans un ancienne villa romaine en ruine. Des
disciples le rejoignent pour former la première communauté monastique
"monastérium" attestée en Gaule. Pendant 15 ans il va étudier les textes sacrés,
tout en sillonnant les campagnes pour convertir le habitants du Poitou puis de
Touraine à la parole du Christ. Il va acquérir une réputation de faiseur de
miracles.
En 371 les habitants de Tours vont
venir le chercher pour l'élire évêque. Il rentrera dans cette ville le 04
juillet. Il participera à de nombreux conciles. Son goût pour l'ascèse n'est pas
toujours appréciée par les autres évêques qui lui reprocheront "ses vêtements
sales et ses cheveux en désordre". Malgré sa charge il ne veut abandonner la vie
monastique. Pour lui et ses disciples il fait construire des cabanes de bois et
aménager des abris dans des grottes à Marmoutier au bord de la Loire. St
Martin combat inlassablement le paganisme détruisant des idoles, s'attaquant aux
lieux de culte des anciennes divinités Gauloises ou Romaines. Cela avant que
l'Empereur Théodose interdise en 381 les cérémonies païennes et les oracles où
divinations. En cela, encore plus que par son opposition à l'Arianisme, il est
devient le véritable apôtre de la Gaule. Souvent, il voyageait loin de son
diocèse. Jusqu'à un age avancé il est très actif. Il va mourir lors d'un voyage
à Candate (Candes) au confluent de la Vienne et de la Loire. Il était venu pour
apaiser des disputes en les clercs de cette église. Ses disciples de Touraine
vont l'enlever à la garde de fidèles venus de Poitiers. Ils vont le ramener dans
sa ville de Tours où les obsèques eurent lieu le 11 novembre 397.
C'est à Saint Martin que revient le mérite d'avoir évangélisé
la région et au delà toute la Gaule. Né en 316 à Sabarie en Pannonie (actuelle
Hongrie). Il passe sa jeunesse à Pavie, en Italie, où son père était militaire
dans l'armée Romaine. Il devient lui meme légionnaire et se convertit rapidement
à la foi catholique. Saint Hilaire, Eveque de Poitiers, l'ordonne pretre. Il
crée le monastère de Ligugé et devient ensuite, à la demande de la population,
Eveque de Tours le 4 juillet 371. Il vit dans la plus grande austérité et habite
une grotte à Marmoutier avec ses disciples qui sont formés pour évangéliser la
Gaule.
La mort de St Martin
Saint Martin est mort à Candes, au
confluent de la Loire et de la Vienne, le 11 novembre 397. Son corps a été
l'objet d'un conflit entre les moines de Candes et ceux de Tours. Ces derniers
réussirent à se l'approprier et le ramenèrent à Tours en le transportant dans
une barque en remontant la Loire. On appelle cet épisode la Translation de Saint
Martin. Après un court séjour dans la Chapelle du Petit Saint Martin à
Tours, il a été enterré ensuite à l'endroit où s'élevait la Basilique St
Martin.
La Basilique Saint Martin de Tours n'existe plus, négligée pendant le XVIIIème
siècle, tombant en ruines elle a été détruite au moment de la Révolution
Francaise. La rue des Halles a été tracée sur son emplacement et seuls deux
vestiges en restent bien visibles: la Tour Charlemagne et la Tour de
l'Horloge. Cette page retrace l'histoire de cette église disparue qui était
la plus grande de l'occident Médiéval, point d'aboutissement d'un des grands
pélerinages de la Chrétienté d'alors: celui sur le Tombeau de Saint Martin.
La Basilique Saint Martin de Tours

Chapelle du Petit Saint Martin
Cette chapelle est située dans la rue du meme
nom, du coté ouest du quartier Plumereau.
Elle a été construite au
XIVème siècle sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire où selon la tradition le
corps de Saint Martin avait été déposé après avoir été ramené de Candes, là où
le saint était mort.
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