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(Texte
de Jean BACLET, historien
local de Verquigneul, photos
et compléments de
André Vansemmortier,
instituteur retraité
et historien de Verquigneul)
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A
droite
de
l'entrée
de
l'église,
se
trouve
un
siège
en
grès,
taillé
d'une
seule
pièce,
dont
le
pourtour
du
dossier
et
l'emplacement
des
pieds
sont
à
peine
ébauchés
:
il
s'agit
d'un
siège
de
justice.
Ce
monument
fut
l'objet
d'un
classement
le
5
avril
1911.
Mr
l'Abbé
Guilbert
qui
exerça
son
ministère
chez
nous
de
1922
à
1929,
qui
avait
été
initié
aux
études
historiques,
et
qui
était
en
relation
avec
Mr
Rodière,
érudit
et
historien
montreuillois
très
estimé,
considérait
que
ce
siège
était
antérieur
à
la
date
de
1502
qui
lui
fut
officiellement
attribuée.
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En
effet,
si
l'on
s'intéresse
à
l'arrière
du
dossier,
la
main
y
décèle,
assez
nettement,
au
centre,
un
léger
relief
en
forme
de
croissant
de
lune
ayant
les
pointes
tournées
vers
le
haut.
Et
ce
croissant
est
exactement
semblable,
et
au
même
endroit,
que
le
croissant
de
sable
qui
orne
au
cœur
(ou
en
abîme,
pour
employer
le
terme
héraldique
),
l'écu
des
seigneurs
de
la
famille
de
Verquigneul,
c'est
à
dire
au
centre.
Or
cette
famille
régnante
chez
nous
a
quitté
l'Artois
vers
1400.Il
est
donc
fort
probable,
comme
le
pensait
l'abbé
Guilbert
que
ce
siège
de
justice
ait
été
taillé
à
l'époque
où
les
de
Verquigneul
tenaient
cette
terre,
donc
antérieurement
à
1502,
et
même
avant
1400.
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Le
siège
était
utilisé
par
les
seigneurs
pour
communiquer
à
la
population,
des
décisions
royales
qui
pouvaient
l'intéresser.
Mais
il
était
aussi
utilisé
pour
présider,
lors
des
fêtes
populaires,
des
jeux
auxquels
se
livraient
les
villageois
et
aussi
des
compétitions,
des
luttes
à
l'issue
desquelles
il
convenait
de
proclamer
le
vainqueur,
le
champion
--un
roi--
comme
on
disait
en
ce
temps-là.
C'est
ainsi
que
trouva
son
origine
le
nom
patronymique
de
Leroy,
donné
à
de
nombreuses
familles.
Le
rappel
de
ces
compétitions
se
retrouve
dans
le
nom
en
patois
du
siège:
"la
cayelle
batilloire",
la
chaise
où
l'on
proclame
le
roi
des
compétitions,
des
batailles.(se
battre
est
dit
batiller
en
patois,
et
chaise,
cayelle).
Avant
la
guerre
14/18,
un
cimetière
entourait
l'église,
et
à
l'angle
sud-ouest
de
ce
cimetière,
près
de
la
rue
de
l'église
actuelle,
se
dressait
un
énorme
tilleul,
au
pied
duquel
on
posait
ce
siège,
rappelant
ainsi
les
jugements
de
Saint-Louis
avec
son
fameux
siège
sous
un
chêne.
(Texte
de
Jean
BACLET,
historien
local
de
Verquigneul,
photos
et
compléments
de
André
Vansemmortier,
instituteur
retraité
et
historien
de
Verquigneul)
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