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La Chapelle Notre Dame de Réconciliation, située rue de Canteleu, est la plus
vieille église de Lille puisqu'elle date du 13ème siècle.
La tradition du
pèlerinage à la Vierge d'Esquermes remonte à l'an 1014 ; des bergers, stupéfaits
de voir leurs moutons s'agenouiller devant un buisson eurent la surprise d'y
découvrir une statue de la vierge. Bientôt les pèlerins affluèrent, et parmi eux
le Comte de Flandres qui fut guéri à Esquermes d'une maladie incurable.
Reconnaissant, il fit bâtir à la Vierge un premier sanctuaire.
Tout d'abord
appelée Notre Dame d'Annonciation, on changea par la suite le vocable en Notre
Dame de Réconciliation après que deux hommes qui allaient se battre tombèrent
dans les bras l'un de l'autre en la voyant. C'est au début du 13ème siècle que
la Comtesse Jeanne de Flandres fit édifier l'actuelle chapelle. Longtemps
célèbre puis abandonné, le pèlerinage fut ravivé au 17ème siècle par les
Jésuites. Plusieurs fois menacée de destruction et sauvée par des chrétiens
généreux, la chapelle, agrandie au siècle dernier et entourée pendant plusieurs
décennies par un couvent de Clarisses fut cédée en 1933 à l'Association
Diocésaine de Lille. Aujourd'hui, 7 céramiques, rue des Stations, rapellent
les haltes des processions. Plusieurs fois menacée de destruction, cette
Chapelle, la plus ancienne de Lille, est aujourd'hui classée sur la liste
supplémentaire des Monuments Historiques et "Les Amis de la Petite Chapelle" se
battent depuis treize ans pour faire connaître ses richesses architecturales
dissimulées derrière la façade en briques.

(photos Virion-Théry)
Les Pèlerinages
La Porte Notre Dame, construite en 1603 (à
l'emplacement de la statue de Faidherbe) voyait passer le 15 août et le lundi de
Pâques des milliers de pèlerins qui allaient prier la Vierge Esquermoise (Notre
Dame de Réconciliation) ou Notre Dame de Grâces (la Vierge de Loos). La rue
Gambetta s'appelait rue Notre Dame. La Porte Notre Dame fut détruite en 1858.
Les pèlerinages persistent, avec des pointes lors des catastrophes, encore
aujourd'hui.
(Texte Christiane Bailleul)
Pour
en savoir
plus
sur
Esquermes
:
site
de Christiane
Bailleul-Pollet
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