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Prenez
un peu
le temps
de faire
à
pied
le tour
du village,
et arrêtez-vous
devant
chacune
d'elles.
Elles
ont
toutes
quelque
chose
à
vous
raconter.
Notre-Dame
de Lourdes
Notre
Dame
de Grâce
Notre
Dame
de Consolation
Sainte
Barbe
Sainte-Thérèse
de l'Enfant
Jésus
Notre-Dame
de Délivrance
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La
chapelle
Notre-Dame
de Lourdes
a été
endommagée
par
la guerre.
C'était
vers
1872,
que
Mme
Elisabeth
Dusautoir,
dame
de Jules
Maes
(épousé
en 1864),
l'avait
fait
édifier.
Détruite
complètement,
elle
est
rebâtie,
au n°
6 rue
"de
la gare",
par
les
propriétaires
du terrain,
où,
initialement,
elle
avait
été
construite.
D'autres
chapelles
privées
existent
encore
dans
le village,
malheureusement,
aucune
d'elles
ne peut
être
datée
avec
précision.
(Si
ce n'est
la chapelle
Sainte-Barbe).
L'Abbé
Guilbert
avait
tenté
de se
renseigner
auprès
des
propriétaires,
en leur
demandant
de bien
vouloir
compulser
leurs
titres
d'achat.
Mais
rien
de précis
n'en
sortit.
En
désespoir
de cause,
pour
ranimer
la dévotion
des
paroissiens,
et en
vue
de reprendre
les
processions
après
la première
guerre
mondiale,
le dit
Abbé
entreprit
une
nouvelle
bénédiction
des
chapelles.
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Il
semble
qu'aucune
d'elles
ne soit
antérieure
à
1850,
sauf
bien
entendu
celle
de Notre-dame
du Bel
Amour,
qui
fait
l'objet
d'une
étude
à
part,
et qui
disparut
vers
1816.Il
apparaît
également,
que
des
miracles
attribués
à
Notre
Dame
de Lourdes
aient
été
le point
de départ
de la
construction
de ces
chapelles.
L'une
des
plus
anciennes
est
certainement
celle
de Notre
Dame
de Grâce,
dont
la famille
Lefebvre
est
à
l'origine.
Elle
fut
bâtie
dans
leur
propriété,
à
l'angle
"Place
De Gaulle/
rue
du Dr
Leleu".
C'est
une
famille
qui
habita
chez
nous
durant
la seconde
moitié
du XIX°
siècle.
Sous
ce même
vocable,
la Vierge
est
vénérée
dans
plusieurs
paroisses
du Nord
de la
France,
comme
à
Liévin,
Frévin-Capelle,
Tincques,
Montreuil,
Ardres
et Loos
les
Lille,
où
on la
connaît
aussi
sous
le nom
de "Vierge
au Tilleul".(CF
"Guide
de Flandre
et d'Artois
mystérieux",
P 355).
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L'appellation
Notre-Dame
de Grâce,
viendrait
de ce
qu'elle
serait
invoquée
pour
les
enfants
mort-nés,
ou décédés
avant
le baptême.
Ils
étaient
ainsi,
par
son
intercession,
considérés
comme
reçus
en grâce.
La
chapelle
de Notre
Dame
de Consolation
est
située
à
l'angle
rue
du Dr
Leleu/
sentier
de l'Abreuvoir.
Dans
un acte
de vente
en date
des
15 et
19 mars
1928,
pour
l'immeuble
incluant
cette
chapelle,
il est
indiqué
que
la propriété
appartenait
antérieurement
à
Mr Achille
Fromentel
et Julie
Honoré
son
épouse,
demeurant
à
Verquigneul,
et acquise
en 1895.La
tradition
voulant
que
ce couple
eut
bâti
la chapelle,
celle-ci
date
forcément
de la
fin
du XIX°
siècle.
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La
vénération
de la
Vierge
sous
le vocable
de Notre-Dame
de Consolation
ne devrait
pas
laisser
les
verquigneulois
indifférents,
car
Florence
de Verquigneul,
qui
avait
fondé
le Couvent
des
Bénédictines
de "La
Paix
de Jésus"
à
Arras
en 1612,
avait
une
particulière
dévotion
envers
elle.
La Vierge
était
représentée
par
une
statue
en bois,
érigée
vers
1636
et réputée
miraculeuse,
située
dans
une
chapelle
spécialement
édifiée
à
la suite
d'un
vœu,
dans
le jardin
de ce
monastère
d'Arras.
Cette
statue
eut
d'ailleurs
un destin
particulier.
Cachée
pendant
la révolution
qui
vit
la destruction
du monastère,
elle
fut
retrouvée
et rendue
à
la piété,
par
deux
survivantes
de cet
ancien
couvent,
quand
on transféra
la communauté
à
Estaires.
Atteintes
à
nouveau
par
les
lois
de persécution
contre
les
institutions
religieuses,
en 1904,
les
bénédictines
d'Estaires
s'installèrent
avec
la statue,
à
Blandin
en Belgique.
La communauté
réformée
de Blandin
ayant
tenté
en vain
de se
rétablir
en France,
elle
accepta
de se
joindre
aux
bénédictines
de Notre-Dame
du Pré
à
Lisieux,
et c'est
là
qu'a
finalement
échoué,
la statue
en bois
de Notre-Dame
de Consolation.
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Atteintes
à
nouveau
par
les
lois
de persécution
contre
les
institutions
religieuses,
en 1904,
les
bénédictines
d'Estaires
s'installèrent
avec
la statue,
à
Blandin
en Belgique.
La communauté
réformée
de Blandin
ayant
tenté
en vain
de se
rétablir
en France,
elle
accepta
de se
joindre
aux
bénédictines
de Notre-Dame
du Pré
à
Lisieux,
et c'est
là
qu'a
finalement
échoué,
la statue
en bois
de Notre-Dame
de Consolation.
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La
chapelle
de Sainte
Barbe,
qui
se trouve
devant
la maison
de la
rue
de la
gare
au n°
14,
a été
construite
en 1923,
par
la famille
Attagniant
- Duquesne.
Sainte-Barbe,
patronne
des
mineurs,
des
artilleurs,
de tous
les
ouvriers
de métiers
qui
touchent
au feu,
est
particulièrement
vénérée
chez
nous,
par
tous
ceux
qui
ont
été
mineurs
de fond,
ouvriers
de surface
des
mines
ou bien
employés
aux
houillères.
Corporation
disparue
à
présent,
dont
il ne
reste
que
retraités
ou veuves.
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Construite
elle
aussi
après
1920,
par
la famille
Defever-Lecocq
et Mlle
Hermance
Fromentel,
au carrefour
rue
de la
gare/
rue
de Noeux,
la chapelle
de Sainte-Thérèse
de l'Enfant
Jésus
symbolisait
la vénération
à
une
sainte
dont
le pèlerinage
à
Lisieux
est
encore
très
vivace
de nos
jours.
A
l'extrémité
de la
rue
Pasteur,
à
l'endroit
où
débutait
l'ancien
sentier
menant
à
la
Chapelle
du Bel
Amour,
existait
autrefois
une
chapelle
dédiée
à
Notre-Dame
de Délivrance.
Sous
cette
dénomination,
la Vierge
était
invoquée
par
les
femmes
enceintes
en particulier,
pour
lui
demander
une
heureuse
délivrance.
C'est
la famille
Rousselle
qui
est
à
son
origine.
La famille
Brevière,
puis
celle
des
Warin
ont
successivement
entretenu
l'édifice.
Mais
elle
disparut
en même
temps
qu'on
détruisit
les
vieux
corps
de ferme,
avec
le pignon
dans
lequel
elle
était
imbriquée.
La statue
reste
en possession
de la
famille
Warin,
mais
la chapelle
ne fut
jamais
reconstruite.
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On
ne saurait
faire
sans
citer
une
grotte
bâtie
près
de l'ancien
presbytère.
L'Abbé
Marcel
Poiret,
le 20
octobre
1955,
procéda
à
la bénédiction,
rue
Guy
Mollet
(alors
rue
de Béthune),de
la grotte
construite
à
la suite
d'un
vœu,
à
Notre-dame
de Lourdes,
par
Aloïs
Pynebrouk.
Le sermon
sera
prononcé
par
le chanoine
Campagne,
supérieur
de l'Institution
Saint-Vaast
de Béthune.
Le 18
février
1959,
l'Abbé
Poiret
procède
à
la bénédiction
du calvaire
et du
christ
installé
contre
le mur
de l'église,
côté
rue
Jean
Jaurès.
Ce christ
provenant
de l'ancien
cimetière
avait
fait
l'objet
d'une
restauration.
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